Une force nucléaire nationale de dissuasion : pourquoi ?
16/05/2010 19:41 par dlr14ème_62
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Une force nucléaire nationale de dissuasion : pourquoi ?
16/05/2010 19:41 par dlr14ème_62
« Ignorer l’Histoire, c’est ignorer le loup qui est derrière la porte. »
par l’Amiral C. Gaucherand
Chaque citoyen est parfaitement en droit d’avoir une opinion sur un tel sujet. Encore convient-il que cette opinion s’inscrive dans un champ de réflexion cohérent.
Par exemple si l’on pose en principe que le nucléaire en général et le nucléaire militaire en particulier constituent un mal qu’il faut éradiquer de la surface de la Terre et que la France a vocation à donner le bon exemple, non seulement il ne faut pas entretenir notre outil ni le perfectionner mais il faut bien au contraire le ranger dans le tiroir des articles inutiles.
Autre exemple, si l’on pense que les Etats Unis et l’OTAN ont vocation à assurer notre sécurité et à préserver pour les décades à venir un mode de gouvernement démocratique sans que la France, la seule nation de la communauté européenne, ait encore à entretenir un outil aussi inutile que coûteux, il va sans dire que l’on aboutit en toute cohérence à la conclusion : pas de dissuasion nucléaire nationale.
Ce genre d’exemple peut être multiplié à l’envie : des gens parfaitement honnêtes, de bonne foi, se disant attachés à la France, au moins le soir du bal du 14 juillet, ou bien humanistes, écologistes, économistes de progrès, libéraux-libertaires, européïstes convaincus, chômeurs de longue durée, sans domicile fixe, banquiers internationalistes, pacifistes, généraux à de multiples étoiles, anciens Premiers Ministres de droite ou de soit-disant gauche etc. peuvent tenir ce genre de raisonnement ou un autre avec un point commun en conclusion : voilà pourquoi il faut détruire la force de dissuasion nucléaire nationale.
Alors, pourquoi ne faut-il pas ce faire mais tout au contraire entretenir l’outil nucléaire avec le plus grand soin, le perfectionner pour lui garder sa crédibilité aux yeux des plus puissants comme au regard de beaucoup de ceux qui le sont beaucoup moins mais détiennent pourtant un pouvoir de nuisance élevé ? Pourquoi faudrait-il reconsidérer c’est à dire remettre en question le concept national de dissuasion nucléaire pour le tenir en cohérence avec l’évolution du monde et de ses menaces ?
Pourquoi ? Pour un faisceau convergent de motifs dont le tout premier est qu’il est quelques leçons de l’histoire qu’il convient de ne pas oublier.
Lorsque en 1925 Aristide Briand, ministre des affaires étrangères de notre République rencontrait à Locarno ses homologues européens, l’allemand Gustav Stresemann, le britannique Austin Chamberlain, l’italien Benito Mussolini, un esprit de paix régnait sur l’Europe : la SDN allait être le garant d’un avenir paisible, la Grande Guerre était sans aucun doute possible la Der des Ders…
Quelques années plus tard, la crise économique mondiale était passée par là et, avec l’aide de la grande finance étatsunienne et celle de la City, le National-Socialisme avait pris les rênes à Berlin, constituant aux yeux du capital le rempart le protégeant du péril rouge. Nous connaissons tous la suite qui nous inspire les réflexions suivantes :
· Une politique de Défense qui n’est que le chapitre « défense » de la politique étrangère d’une nation, s’inscrit dans le long terme. Quel est le devin qui peut nous assurer que l’OTAN et la communauté européenne existeront encore dans cinq, dix, trente ans ? L’exemple du Pacte de Varsovie et de l’URSS ou bien celui de la Yougoslavie devraient rester présents à notre esprit. Qui peut affirmer que les Etats Unis ou la Grande Bretagne avec leurs lois sécuritaires et liberticides (Patriot Act 1 et 2 aux Etats unis, lois similaires en grande Bretagne) ne seront pas demain des Etats totalitaires ? Qui peut assurer que l’Allemagne dans dix ans n’exigera pas de reprendre ce qu’elle a par le passé considéré comme ses possessions alsaciennes et lorraines ?
La France connaît ses alliés d’aujourd’hui, la France nous répète-t-on n’a plus d’ennemis à ses frontières. Mais la France a-t-elle des amis ? Non. La France connaît-elle ses ennemis de demain ? Non. La France connaît-elle ses amis de demain, et d’abord en aura-t-elle ? Non et non. Elle aura des alliés peut-être et des intérêts sûrement qui seront éventuellement communs à d’autres ; c’est là tout ce qu’un homme d’Etat devrait pouvoir affirmer aujourd’hui, si toutefois il est intellectuellement honnête et rigoureux.
Pour ceux qui disent, qui pensent , qui professent que l’arme nucléaire est une arme périmée, pour ceux qui croient que les missiles anti-missiles sont la panacée et que donc notre force de dissuasion est bonne à mettre à la casse, il est une autre leçon à retenir de l’histoire, toute récente celle-là : les puissantes armées de Terre et de l’Air de l’Irak, aguerries et sophistiquées, n’ont pas dissuadé les Etats Unis et ses Alliés de les attaquer à deux reprises et de faire en sorte que cette puissance régionale laïque à l’économie développée et à la population – hommes et femmes – instruite revienne en quelques années « à l’âge de pierre » selon l’expression usée par un Secrétaire d’Etat, grand démocrate américain, au prix d’un nombre de victimes s’exprimant en million. Mais avez vous entendu que la petite et sous-développée Corée du nord, mise au ban des nations et suppôt de l’axe du mal, ait eu à essuyer autre chose que le feu des rodomontades de Washington ? Il est vrai que ce modeste pays maîtrise le feu nucléaire et la technologie des fusées.
Alors CQFD ?
Pas tout à fait. Car il en est qui manifestent l’opinion que le monde doit avancer sur la voie du désarmement nucléaire total. Qui ? Le Président des Etats Unis, mais pas tout seul. En France, MM Rocard, Juppé, Norlain sont parmi d’autres ceux qui soutiennent cette idée ; ils en ont bien sûr le droit et proposent que la France montre l’exemple. Imaginons donc une Terre enfin débarrassée des arsenaux d’armes nucléaires et posons nous la question de savoir ce qu’il reste en place…
Eh bien il restera parmi d’autres, une puissance militaire incontestablement plus grande, les Etats Unis d’Amérique, à ce jour une démocratie mais qui a fait la preuve qu’elle est capable de faire une guerre en violation des règlements internationaux ; une puissance qui a inscrit dans sa doctrine en matière de défense la guerre préventive et la volonté clairement affirmée de dénier à quiconque de posséder la maîtrise d’une technologie qui soit égale à celle dont elle dispose elle-même ; une nation qui à elle seule dépense pour sa Défense la moitié de qui est dépensé dans le monde dans ce domaine.
Autrement dit, reléguer la dissuasion nucléaire nationale au rang des accessoires inutiles revient pour l’agneau français à s’en remettre à la bonne volonté du loup nord-américain pour le jour où les intérêts de ce dernier ne coïncideront plus avec les nôtres. D’ailleurs ont-il jamais tout à fait véritablement coïncidé ? Chacun sait ce qu’il en est de la raison du plus fort…
C’est pour tout cela mis bout à bout que nous professons avec certain stratège chinois que l’ombre de la paix s’étend sur le monde au rythme même où s’agrandit la surface des nations qui maîtrisent l’arme nucléaire, celle dont le pouvoir égalisateur décourage de l’utiliser les fous de pouvoir qui constituent l’ordinaire de ceux qui gouvernent le monde, toutes nations confondues.
Dans cette optique, est-il plus ardent acteur de la paix que l’équipage en mission d’un sous-marin nucléaire porteur de ses 16 missiles mer-sol à têtes nucléaires mégatonniques ?
Voilà pourquoi la France doit continuer de disposer d’une force nucléaire nationale de dissuasion.
à un ami israélien
14/05/2010 23:39 par dlr14ème_62
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à un ami israélien
14/05/2010 23:39 par dlr14ème_62
A un ami israélien
de Régis Debray
Livre Broché
Sortie le : 19/05/2010
Editeur : Flamarion
ISBN : 978-2-08-122121-5
EAN : 9782081221215
Résumé :
Un ami israélien est une lettre adressée à Élie Barnavi, auteur des Religions meurtrières dans la collection Café Voltaire.
Sur des sujets brûlants comme Israël et la Palestine, le statut des Juifs et la question de l'antisémitisme en France, Régis Debray pose des questions essentielles, avec une acuité et un recul remarquables. Aucune provocation, mais bien plutôt une arme, un style qui accompagne une pensée. Un ouvrage qui ouvre le débat, avec rigueur et avec liberté. Élie Barnavi répond en fin d’ouvrage à Régis Debray.
175ème anniversaire de l'Harmonie courrièroise "l'union fait la force"
14/05/2010 23:32 par dlr14ème_62
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175ème anniversaire de l'Harmonie courrièroise "l'union fait la force"
14/05/2010 23:32 par dlr14ème_62
Nos délégués étaient présent au 175ème anniversaire de l'Harmonie courrièroise qui s'est déroulé à la salle de l'Harmonie, place Jean Tailliez. Nous avons été régalé par la formation d'Alain Winckler et par le "caravane swing orchestra" qui nous ont inondé de tous les standards du jazz. C'est ainsi que nous sommes passés par le "Duke", le "Count" et tous les seigneurs de cette musique éternelle qui unit si bien tous les individus. Une soirée mémorable !
Le comité du canton de Courrières
COMMUNIQUE DE PRESSE
13/05/2010 12:11 par dlr14ème_62
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COMMUNIQUE DE PRESSE
13/05/2010 12:11 par dlr14ème_62
Debout La République, s’insurge contre la municipalité héninoise pour ne pas avoir été invité à siéger à la commission Tramway qui s’est réunie le 12 courant. Nous rappelons que DLR est un parti politique structuré existant sur le territoire héninois depuis plus de 2 ans et que s’il n’a pas, pour des raisons financières, participé aux élections municipales, cela ne lui ôte en aucun cas sa légitimité. Notre base électorale locale tourne à environ 5 % des électeurs héninois. Aussi, nous ne comprenons pas notre éviction de ce comité. Nous dénonçons cet ostracisme et demandons à la municipalité de prendre au plus vite ses dispositions pour palier à cette carence démocratique.
Le délégué de la 14ème circonscription
Marché aux puces de l'ESHB
13/05/2010 11:47 par dlr14ème_62
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Marché aux puces de l'ESHB
13/05/2010 11:47 par dlr14ème_62
Nos représentants étaient ce jour au marché aux puces organisés par l’ESHB. Malgré le froid et la pluie matinale, des exposants courageux ont répondus présent. Bien leur en pris puisque le public sera lui aussi bien présent malgré l’incertitude météorologique.
Le comité local DLR
L’empire (européen) contre-attaque
13/05/2010 11:30 par dlr14ème_62
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L’empire (européen) contre-attaque
13/05/2010 11:30 par dlr14ème_62
« L’euro est le moyen pour contraindre les Etats-nations à construire l’Europe sur un modèle fédéral » : voilà ce que certains esprits éclairés avaient compris en 1992 lors du référendum sur le traité de Maastricht. Les propositions d’hier de la commission de Bruxelles l’illustrent malheureusement à nouveau.
Europe : la croissance en panne… avant la rigueur
Pourtant, plus que l’organisation des pouvoirs, c’est plutôt de la croissance que José Manuel Barroso devrait se soucier. Les résultats du premier trimestre 2010 viennent de tomber et ils sont très mauvais. Autant les Etats-Unis sortent vigoureusement de la crise, avec 3% de croissance, autant l’Europe aura du mal à faire plus de 1%... En effet, l’Union Européenne a enregistré une croissance de son PIB de 0.2%, soit le rythme dérisoire de moins de 1% en rythme annuel.
La croissance fantôme
Dans les années 2000, le PIB de la zone euro a cru de seulement 1.4% par an contre 1.9% aux Etats-Unis. Et pour preuve que son modèle est un leurre, le PIB Allemand n’a progressé que de 0.8% en moyenne… Bref, la zone euro est de plus en plus une zone économique où la croissance n’est plus qu’un lointain fantôme. Et ce n’est pas tout : le pire semble devant nous étant donnés les plans de rigueur qui s’accumule.
En effet, outre une Allemagne qui a théorisé l’absence de gain de pouvoir d’achat comme modèle (ce qui empêche toute croissance de la consommation intérieure), les pays européens annoncent les uns après les autres des plans de rigueur extrêmement sévères. Après l’Irlande, la Grèce et le Portugal, c’est au tour de l’Espagne d’annoncer une baisse du traitement de ses fonctionnaires de 5%. La France a annoncé un gel de ses dépenses publiques accompagné d’une baisse des aides.
Il y a bien quelques farfelus qui annoncent que cette « bonne gestion » des deniers publiques va accélérer la croissance. Mais cela est complètement faux dans notre situation car la réduction des dépenses publiques sert uniquement à réduire les déficits et représente donc une baisse de la consommation de l’Etat, sans le moindre espoir que la consommation privée prenne le relais avec des impôts en hausse.
Bref, on ne voit pas comment la croissance pourrait reprendre en Europe avec le cocktail de ces Hoover du 21ème siècle. Et cela pose un immense problème de solvabilité des Etats puisque le PIB va stagner alors que les dettes progressent, ce qui va rendre leur situation budgétaire encore plus délicate dans quelques années. Il est difficile de ne pas voir dans les politiques mises en place une réplique de la politique japonaise, alors qu’il existe pourtant des solutions alternatives…
La tentative de putsch de la Commission
C’est dans ce contexte, où toutes les énergies devraient être concentrées pour trouver des moyens de relancer la croissance européenne que la Commission a proposé une nouvelle gouvernance pour l’approbation des budgets nationaux. José Manuel Barroso veut imposer un examen des budgets nationaux par la Commission Européenne avant même leur débat dans les parlements nationaux, avec des possibilités de sanctions allant jusqu’à la suspension des aides européennes.
Alors que la Commission met la pression sur l’Italie et la France, cette proposition représente une véritable perversion démocratique. En effet, la Commission n’est qu’une administration composée de hauts fonctionnaires et non de politiques responsables devant un peuple. Il est donc extrêmement choquant de vouloir donner la primeur de l’examen des budgets nationaux à cet aréopage de technocrates apatrides et coupés des réalités par rapport à des parlements démocratiquement élus.
La proposition de la Commission est extrêmement choquante car voici une administration qui réclame encore et toujours plus de pouvoir, sans la moindre légitimité et sans devoir rendre de compte à quiconque. Encore une fois, cette Europe ne cherche pas à répondre à la crise mais uniquement à gagner du pouvoir.
Laurent Pinsolle
L’amour de la France, dans l’honneur !
13/05/2010 08:08 par dlr14ème_62
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L’amour de la France, dans l’honneur !
13/05/2010 08:08 par dlr14ème_62
Un jour, une personne nous interpela pour nous demander pourquoi ne faisions nous pas alliance avec le FN, puisque, selon elle, nous les rejoignions sur beaucoup de sujets. Après quelques minutes d’effarement nous nous disposâmes à expliquer ce en quoi nous étions fondamentalement différents d’un parti qui ne fait que glaner de-ci, de-là, suivant l’air du temps, des idées qui ne sont pas les siennes. Pour faire court nous résumerons ici ce que nous lui avons tantôt répondue :
- Nous sommes souverainistes
- Nous ne sommes pas anti –européens, mais nous rejetons le modèle ultra - libéral actuel
- Nous sommes pour un retour aux monnaies nationales, suppléées par « la monnaie commune »
- Nous rejetons l’ « atlantisme »
- Nous sommes pour le modèle économique mixte
- Nous ne sommes ni racistes, ni antisémites
- Nous revendiquons la laïcité, la liberté, l’égalité et la fraternité comme dogme absolu
Bref, nous sommes avant tout et surtout des républicains. Pour mieux appuyer notre démonstration, nous vous proposons 2 liens qui pourraient résumer simplement la différence entre nous et le FN.
En 1940, le FN aurait été ceci :
Nous, nous sommes cela :
Comme vous le voyez, nos conceptions sont bien différentes. Nous sommes mus par l’intérêt de la nation française, et nous conformons qu'à l'exemple d’un homme qui toute sa vie durant aura toujours eu « une certaine idée de la France », la nôtre.
Le comité de la 14ème circonscription
Pas de rigueur sans croissance
12/05/2010 20:39 par dlr14ème_62
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Pas de rigueur sans croissance
12/05/2010 20:39 par dlr14ème_62
COMMUNIQUE DE PRESSE
La Commission de Bruxelles veut remplacer les peuples !
L’estimation publiée par l’INSEE qui revoit en nette baisse la croissance française avec seulement 0,1 % au 1er trimestre 2010, prouve une fois de plus combien les hypothèses du gouvernement sont surestimées pour l’année 2010.
Se contenter aujourd’hui d’une politique de rigueur, voire d’austérité, ne ferait que précipiter notre pays dans le cercle vicieux de la récession et des déficits cumulatifs.
A cet égard, la proposition de la Commission européenne de s’arroger le droit de vérifier en amont les budgets des Parlements est inacceptable car cela porterait atteinte à notre démocratie. De surcroît, cela ne pourrait conduire qu’à une crise encore plus grande en Europe.
Aucune politique budgétaire sérieuse ne pourra être efficace, qu’elle soit restrictive ou expansionniste, tant que la monnaie unique interdira d’utiliser le levier monétaire.
C’est pourquoi la sortie de l’euro est le préalable à tout de retour de la croissance, lui-même indispensable à une résorption des déficits publics qui est impossible à atteindre uniquement par des mesures de rigueur.
En 1958, le général de Gaulle et Jacques Rueff ont réussi à rétablir l’équilibre des comptes publics par une dévaluation du franc de 17% assorties d’une politique raisonnable mais résolue de maîtrise des dépenses publiques.
Nicolas DUPONT-AIGNAN -
Député de l’Essonne - Président du rassemblement gaulliste Debout la République
La Grande-Bretagne vire à droite
12/05/2010 20:33 par dlr14ème_62
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La Grande-Bretagne vire à droite
12/05/2010 20:33 par dlr14ème_62
La logique est respectée
Même si ces derniers sont plus proches des travaillistes, il est plus logique que Nick Clegg se soit allié avec les Tories. En effet, le Labour a subi une lourde défaite en réunissant moins de 30% des voix. Le parti semblait usé par treize années à la tête du Royaume Uni et le Premier Ministre sortant n’a pas réussi à donner aux britanniques des raisons suffisamment solides pour rester au pouvoir. Celui qui avait affirmé avoir aboli les cycles économiques et remis les finances d’aplomb a grandement perdu en crédibilité avec la récession et l’explosion des déficits.
En outre, une alliance entre les travaillistes et les libéraux-démocrates se heurtait à plusieurs obstacles. Le principal était le fait qu’elle n’aurait même pas permis de dégager une majorité stable puisqu’il aurait manqué 11 députés pour atteindre la majorité absolue. En outre, Nick Clegg avait annoncé qu’il ne souhaitait pas contribuer à maintenir au pouvoir Gordon Brown et il fallait donc régler la question très délicate du leadership du Labour. Malgré les désaccords importants entre les deux partis, une telle issue est donc plus conforme aux résultats d’une élection où les Tories sont arrivés clairement en tête.
Quelles conséquences ?
En Grande-Bretagne, les conséquences devraient être sensibles. Cela devrait accélérer le plan de redressement des finances publiques puisque les conservateurs avaient annoncé vouloir aller plus vite que le gouvernement actuel. Une réforme du mode de scrutin devrait être proposée par référendum aux britanniques, les conservateurs ayant refusé d’intégrer une dose de proportionnelle sans consulter la population. Les libéraux-démocrates ont renoncé à leur volonté de rejoindre l’euro.
Mieux, tout transfert de souveraineté vers l’Union Européenne devra également être validé par référendum. Les conséquences internationales seront marquantes car la Grande-Bretagne va revenir à une attitude beaucoup plus hostile à l’égard de toute intégration européenne. Mais notre voisin d’outre-manche a également toutes les chances d’adopter une attitude beaucoup plus réservée à l’égard de la réforme du système économique. Car si Gordon Brown avait accompagné la libéralisation pendant 10 ans, dernièrement, ses propos laissaient entrevoir une évolution salutaire.
Au global, si cette alliance est surprenante d’un point de vue idéologique, elle correspond mieux aux résultats des élections. Point positif, elle devrait freiner toute évolution fédéraliste de l’Europe. Point négatif, elle devrait freiner également la réforme du système financier.
Laurent Pinsolle